Les sombres Séraphins d’une autre Apocalypse
Cet été, de retour de « l’île Noire », dans « l’Enfer du Devoir », mi Jason Bourne, mi « fuite sans fin » de Joseph Roth, j’ai fait une course de voitures entre Dubrovnik et Split… « Amicalement votre ! » J’ai vu les hydravions sur les berges du lac de Côme, j’ai rêvé à Porco Rosso, puis je me suis baigné dans le lac Maggiore avant d’explorer le Monte Verita. J’ai lu une oraison pour des funérailles vikings dans la ville de Caen. Sur les rives d’une petite rivière de Normandie je me suis pris pour un aigle, j’ai dormi à la belle étoile, et plongé nu dans la rivière au petit matin. Dans les jardins de Bagatelle, j’ai participé à un bal masqué avec des gens qui portaient leurs vessies dans les mains, ou qui faisaient des queues soviétiques alors que la neige artificielle tombait sur le dance floor. J’ai vu, du côté de la porte d’Auteuil, trois mille clubbeurs défoncer une piste de danse. J’ai participé aux aventures de l’incroyable Club Mullet, et j’ai vu ses membres s’écrouler ivre-morts avec leurs épouvantables perruques au moment même où le système financier international commençait à sentir le rat mort ! Aux USA, pendant ce temps, on vendait ses dents en or et ses stérilets. J’ai aussi rencontré un homme qui possédait six réveils dont un monstrueux réveil-moto ! Vroum Vroum ! J’ai assisté au «Prix Art School Confidential» au Cent Quatre, en buvant du champagne en belle compagnie! C’était bien ! J’ai beaucoup aimé l’art contemporain ! Surtout les têtes de mort ! Je me suis bien défoncé à une soirée Bukovski au Cercle Pan. Puis j’ai continué avec Malcolm Lowry! « Au dessous du volcan ! » C’est comme ça que j’ai rencontré le Consul et le Docteur Mezcal. Inutile de dire, que dorénavant, je méprise les buveurs de Tequila. Un « Mezcal Terminal », sinon rien ! J’ai beaucoup réfléchit à cette phrase de Léon Kochnitzky (1921) «Les sombres Séraphins d’une autre Apocalypse», de l’Apocalypse effrayante que nous vivons, écroulement du monde occidental?» J’ai arrêté de sortir pour lire «Zone» de Mathias Enard. Un roman païen de 500 kilomètres de long ! J’ai eu le regard méprisant quand je n’ai pas pu entrer au Prix de Flore ! Du coup j’ai été me faire une Dorade « Aux Éditeurs », à défaut du contraire ! Au dernières nouvelles, je porte le monocle, un accessoire extrêmement classe que je vais bientôt tester « Chez Castel »…


