Notfortourist – Semaine du 23 février au 1er mars
| Dernière ligne droite avant mars, on commence à s’impatienter de l’arrivée du printemps, mais du côté des salles de concert et de spectacle, ça bourgeonne tous azimuts et on oublie l’hivers qui traîne en longueur pour s’y réchauffer au son des lives réjouissants que cette semaine nous réserve! | |
| Lundi 23 février | Fidèle musicienne de Björk et figure clé de l’électro pop british, Leïla revient après huit ans d’absence avec Blood,looms and Blooms, et envoûte ce soir le Café de la Danse en distillant un poison sonore, fiévreuse alchimie entre électro, soul, rock et jazz.
On avait découvert le trio leodensian Sky Larkin peu avant Noël pour un set jouissif et énergique lors d’une Inrock Indie Club… On les retrouve ce soir à la Flèche d’Or où on s’apprête à se délecter à nouveau de leur son pop rock entraînant et spontané, juvénile et décomplexé. A découvrir aussi ce soir notamment, histoire de prendre un peu d’avance pour ne pas prendre trop de retard sur les anglo saxons, le trio tout droit venu de Birmingham, Johnny Foreigner dont l’indie pop électro fait déjà le bonheur des radio d’Outre Manche. La Suisse est un terreau fertile capable de faire pousser autre chose que de l’argent et du chocolat. Trois artistes du cru se lancent le défi de vous le prouver ce soir à l ‘Espace Jemmapes : Noga qui fait de la chanson avec des notes de partout, sans étiquette. Parce que c’est dans sa nature d’être comme ça, hors du cadre, et que pour elle la musique est une question d’épices. Jerrycan , personnage surréaliste, casqué et clignotant, qui se joue des habitudes musicales pour en extraire une moelle drolatique et tendre. Entre rêve de grandeur et spectacle de salle de bain… Et Zedrus poète moderne, désespéré optimiste, qui manie le verbe comme d’autres le scalpel et tranche dans le lard du cochon vertueux. L’Histoire? Stephen est auteur de théâtre. Mais en attendant que ses pièces soient jouées, il écrit des critiques de cinéma sur un site internet. Il vit en collocation avec Petra, auteur idéaliste et strip-teaseuse, et Mark, son ex-amant qui sort d’une cure de désintoxication. Marc rencontre Tan, un adolescent perdu dont il essaie de ne pas tomber amoureux. Pendant ce temps, Petra se lie d’amitié avec un des clients de la boîte de strip-tease.Dans cette atmosphère de fin d’année, où les émotions sont exacerbées, chacun se débat avec ses sentiments et son profond besoin de s’affirmer en tant qu’artiste. Christopher Shinn pose les questions de l’art, de l’amour, de notre rapport aux autres et au monde qui nous entoure. La pièce s’appelle Le Regard des autres , et c’est la première ce soir au Théâtre des Abesses Une pop sophistiquée qui connaît ses classiques, en français comme en anglais, la voix Edward Barrow révèle une sensibilité vénéneuse qui traîne comme un fantasme cassé sur des compositions très personnelles et élégantes, où cordes et touches électros s’entremêlent. On le découvre ce soir au Pop In |
| Mardi 24 février | Dernière soirée parisienne pour les Nuits de l’Alligator à la Maroquinerie avec ce soir au programme: War on Drugs qui livrent une vision crépusculaire d’une Amérique au bord de l’explosion et qui s’ils s’éloignent du folk à carreaux sans le renier ouvertement, c’est plutôt du marteau-pilon du rock industrieux dont ils font usage, le trio cow-punk Elliott Brood , formidable groupe de scène qui s’est lancé dans une entreprise folle de renouvellement du folk américain à la sauce rock’n roll, et Horse Feather dont la folk fervente tient à la fois du recueillement et du luxe et offre des chansons chorales à l’austérité rayonnante.
Double tête d’affiche à la Mécanique Ondulatoire, avec les ténébreux et sauvages norvégiens de Pirate Love et leur black punk caverneux mêlé de death surf gospel (on tient peut-être LE concert punk du mois) et Scott H. Biram et son one man band survolté entre blues, punk et country. Chansons bazardeuses ou fanfare de poche, le P’tit BaZaR entremêle joyeusement ses petites histoires et sa musique dans un subtil mélange de fête et de poesie… Ses cinq têtes et ses dix instruments sont ce soir sur la scène de l’International où l’on découvre aussi la fanfare jazz Supalaï. Ils explosent la tradition folk, explorent les sons actuels, et extrapolent une pop future. Ifrom Ramona , c’est un son envoûtant, entre expérimentations sonores, boucles sauvages et refrains planants, et un univers singulier et onirique. Ils ensorcellent les Disquaires ce soir. Elle apparaît comme l’une des plus rafraîchissantes artistes de la scène Suisse, Lole enchante le China de ses folk songs hypnotiques, où s’enlacent influences rock et blues, de manière aussi subtile que torride. |
| Mercredi 25 février | Très belle soirée de lives ce soir à Glaz’Art avec l’extravagante chanteuse de Queen Adreena , Katie Jane Garside, qui nous revient avec son projet minimaliste, Ruby Throat où elle se dévoile dans des chansons folk, pop, étranges et belles à la fois. Marie Flore , perle de la folk douce et racée: Elle triture sa pédale de samples et nous plonge dans un espace temps indéfini de sa musique où résonne une pop rock minimale proche de Tindersticks miniatures, ou encore de Cat Power. En guise d’introduction, on découvrira le post rock oscillant entre mélancolie et rage contenue de All Angels Gone .
Heaven à la Java , c’est LA soirée pour les amoureux d’expérimentations musicales et visuelles. Curieuse et somme toute unique, c’est sa 44ème édition ce soir. En première partie, Thierry Théolier prend les commandes pour Statuts Quo , synthèse vocale de statuts sur réseaux sociaux (sur un mix d’Eric Périer) et Alice Lewis, Frédéric D. Oberland et Jérôme Castel s’adonnent à la proto pop pour une série de concerts désoeuvrés, électroniques, acoustiques, visuels. En seconde partie de soirée, le label Brocolis , partenaire régulier des soirées Heaven, présente avec deux concerts bruitistes les opus 4 et 5 de son catalogue: Pierre Yves Macé, pour Passagenweg , musique concrète, ambiant lyrique et mystérieuse et Sébastien Roux et Vincent Epplay pour Concatenative mu , une musique toute aussi concrète, mais un peu plus méchante. Au Point Ephémère , on découvre une des révélations rock indé british de l’année, My Vitriol qui balance une pop tendue à la limite du métal et surtout, en première partie, Utopium qui distille un post-rock atmosphérique de haute volée fort de mélodies brûlantes, de chants enfiévrés, de riffs pénétrants et d’une écriture soignée. Le rendez vous découverte de la nouvelle scène indie pop rock anglo saxonne, c’est la soirée Rock Is Dead? à la Flèche d’Or qui accueille ce soir pour le plaisir de nos oreilles curieuses: Blighters , groupe british par excellence, qui se servent de leurs influences 80′s pour créer des morceaux frais et survoltés, le combo indie électro Milke qui s’inscrit dans la lignée des artistes du label Kitsune, de Stuart Price Price ou de DFA et en même temps dans l’héritage des Cures, de Talking Heads, d’Eurythmics, de Steevie Wonder ou de Prince… Intéssant hybride! et Flashguns qui distillent des chansons sinueuses à la fois délicieusement mélancoliques et profondes, contemplatives et sombres. Les Wavves tout droit venus de San Diego déboullent pour la première fois à Paris, à la Mécanique Ondulatoire , plus précisément. Clairement influencés par ce qu’il y a de meilleur dans le registre de la pop et du punk, de Sonic Youth à Beat Happening en passant par The Wipers, ils ont su conquérir le label Fat Possum et commencent à sérieusement faire parler d’eux aux USA et en Angleterre. Pour trois soirées, le Festival Les singulières s’installe au Centre Wallonie Bruxelles pour nous présenter neuf des artistes du label Homerecords à l’occasion de la sortie en France de leur album. Au programme ce soir, Fabian Beghin et Didier Laloy , duo hors du commun qui propose un réperoire de compositions taillées sur mesure pour la rencontre détonnante d’un accordéon chromatique et de son cousin diatonique, Les Tisserands , fruit de la rencontre du groupe de musique traditionnelle Amorroma, de l’ensemble de musique ancienne Zefiro Torna et du saxophoniste Philippe Laloy, pour un programme imprégné de l’esprit du catharisme et Mr Diagonal & The Black Light Orchestra , formation musicale qui se situe aux confluents des traditions du music hall anglais et du mouvement surréaliste belge. La décadence est le moment où la civilisation devient exquise a dit Jean Cocteau. L’équipe de la soirée Lust & Depravity fait sienne cette phrase et investit dès 18h les Disquaires pour abolir les règles de l’after Work et réinventer celles des happy Hours. De 18h à 22h, apéro lascif en compagnie des lust & depravity girls au son du mix de electro up tempo de Bool Champion , et de 22h à 2h, c’est champagne, danses dandidantes ou pogotantes, sexy et sensuelles en tout cas, entraînés par la sélection électro-rock de Dorian Darner . |
| Jeudi 26 février | Le Label Sauvage Records a carte blanche à l’ International , et ça donne une soirée de lives des plus alléchantes, avec Lis Spector et ses chansons pop/lo-fi/folk bricolées et expérimentales, planantes et intrigantes, Maison Neuve , dont on aime la synth folk sombre et inspirée, séduisante d’anormalité, à la fois sobre et charismatique et Toy Fight , qui offre des chansons pop à la sophistication débraillée où se révèle un goût singulier pour les arrangements exhubérants et les détails inattendus.
Rendez vous à Glaz’art pour une soirée de concerts avec « Une Chorba pour tous » et l’ association Consart dont les bénéfices serviront à la préparation et à la distribution de repas chauds dans les rues de Paris. L’affiche, à tendance électro-rock, est pour le moins enthousiasmante, au programme : Neon Forest qui propose une expérience instrumentale mêlant sons, vidéos et lumière, un spectacle complet où se répondent danse, images et formule musicale originale, émotive et sanguine, Pat le Pirate , qui livre un son électro rock à la fois destry et raffiné, aussi suave que brute, en déployant une énergie scénique folle; Think Twice , qui sert un son patchwork qui prend ses sources dans le rock, l’électro, le funk, le jazz ou la pop avec autant d’humour que de poésie et Man & man qui compose un sorte de hip hop « bling bling boum boum » mélangeant samples de vieux vinyls poussièreux, rythmes électroniques actuels et guitare électrique. Aux Trois Baudets , on découvre l’univers luxuriant, aux branches verdoyantes et aux ramures ombragées de Saule , qui offre une chanson où s’entrelaçent les influences: un zeste d’Ennio Morricone, des effluves africaines ou jamaïcaines, des arpèges folk 70′s… On est plutôt bien à l’ombre de Saule… On retrouve aussi Orly Chap , sacrée bille de clown, bouille de lune, et sa force musicale imparable de spontanéité et d’audace. Elle est sans doute l’une des voix féminine les plus intéressantes et touchantes de la scène francophone, et sait mieux que quiconque prendre à bras le corps les clichés sur l’amour, avec force, dérision et poésie. Dans le cadre du Festival Octopus , les Inventeurs d’instruments, au Point Ephémère , une soirée de concerts riches d’expérimentation, de créations et d’inventivité, avec Féromil , un des avatars du musicien performeur Emilien Leroy, qui se produit avec masques et instruments intrigants, notamment pour l’insolite performance de ce soir, d’un détecteur de métaux; Jean Fraçois Laporte ,qui construit sa démarche de composition sur l’écoute active de la réalité de chaque son, il vise à développer une compréhension des structures internes qui les animent. Pour le festival Octopus, il présente une performance surprise sur laquelle il travaille actuellement et qui alliera diverses de ses propositions précédentes et des formes de création nouvelles. Michael Carter aka Preshish Moments (USA) est un musicien électronique originaire de San Francisco. Affilié au label Daly City Records (Mochipet, Bloodysnowman) sur lequel est paru l’an dernier son premier album Let’s Be Friends. Dans la lignée d’artistes comme Venetian Snares, Preshish Moments se plait à mélanger les genres, alternant breakcore, electronica, hip-hop, house, pop et noise music dans un patchwork musical des plus hétéroclites. Baden Baden , que l’on retouve avec plaisir ce soir à l’Alimentation Générale , c’est un bricolage sonore entre folk et électro qui laisse une impression contradictoire de grands espaces et d’intimité, entre électricité et dénuement. Leurs petites pièces oscillent souvent entre versions acoustiques agrémentées d’instruments en tout genre et versions électriques habitées avec puissance, et font leur petit effet! Bellegarde est mort, vive Temporary January ! A la Cantine de Belleville , le trio fait la démonstration de son style singulier, mélangeant subtilement new wave, bossa nova et psychédélisme, pour naviguer constamment entre pop ligne claire et impro, mélodies classieuses et krautrock. Sans doute l’une des formations les plus intéressantes de la scène parisienne. Soirée Burning Latex aux Disquaires , où le groupe qui trouve son inspiration dans les sex-shops et aime à regarder au travers de leurs vitrines poisseuses pour découvrir et dévoiler les vices de chacun pour produire un son qui sent le lycra suintant l’hormone électronique et la new wave futuriste, invite ce soir les Human Toys , dont on est complètement fan de l’électro psycho punk, et dont les performances scéniques, sexy, puissante, subversives et spontannées sont à chaque fois de vraies claques pour les yeux et les oreilles! |
| Vendredi 27 février |
Grosse et réjouissante soirée de lives à la Flèche d’Or où les « popeurs » de chambre de Revolver clôturent en beauté leur résidence févrierienne et invitent ce soir: Josh Tillman , batteur des Fleet Foxes, qui compose des mélodies mélancoliques, aux lentes mélodies sur fond de steel-guitars, batteries légères et harmonica où chant écorché vient renforcer ce sentiment de nostalgie; The Bewitched Hands on The Top of Our Head , dont les chansons, nonchalantes et lumineuses, semblent sorties des chemins de traverses d’une Amérique rêvée qu’on traverserait en bus en écoutant Herman Dune, Cerberus Shoal, le BrianJonestown Massacre et « Race For The Prize » des Flaming Lips en guise de bande-son. Le Duo One Two , décrit comme un duo qui compose des pop songs parfaites passées à la moulinette électronique. La rencontre entre les Beatles et LCD soundsystem, entre les Beach Boys et Hot Chip; et les suèdois de First Aid Kit qui livrent une folk joliment naïve, teintée de country et de pop.
Inspirés de Funk 70’s, de culture urbaine actuelle, mais aussi de rock ou encore de pop , le quintet Panam Panic met au premier plan le groove et l’énergie. On les découvre ce soir au Sunset . Tornade schizophrénique ou égérie inspirée, SirAlice allie création musicale, performances vibrantes et mises en scène loufoques. Créatrice à l’œuvre protéiforme (vidéos, photos, performances, compositions pour ensemble contemporain) Sir Alice investit pour la première fois la scène du Centre Pompidou pour un concert exceptionnel entouré des guests de son nouvel opus The Queen. Mixant électronique pointue, guitares éthérées au son gras du hip-hop, la productrice invite les rappeurs français La caution, le New Yorkais Mike Ladd et Tez à l’occasion de cette soirée, sous le blason de la performeuse affublée de ses néons roses fushia, ses histoires sombres et ses robes de diva. Rachel Yamagata , qui n’a rien à envier ni à Norah Jones, ni à Tori Amos, envoûte la Boule Noire de ces compositions mélancoliques entre pop, folk et soul. La facture est classique mais raffiné, et ses mélodies vaporeuses et sensuelles font leur petit effet … Un peu de douceur dans ce monde de brutes… La Campus Family pousse les murs à l’International pour une soirée intermusicale avec Film Noir , dont on a déjà pu goûter l’intelligence musicale et le son rock/jazz/blues cinématographique efficace et élégant, Hyperclean , grand cirque rock psyché mené par Frédéric Jean, savoureux mélodramatic frenchpopband où résonnent les influences de Polnaref et de Ferrer avec ce je ne sais quoi de singulier qui flatte notre curiosité et les américains de Cyne , qui livrent un rap moderne dynamitant les rythmiques et le phrasé conventionnels sans pour autant cracher sur les classiques du hip hop. A l ‘OPA , Liga Quintana dynamite la salle de concert en dance foor, ou l’inverse, on ne sait pas trop, pour livrer un son où l’énergie rock se mêlent aux beats techno avec la force sensuelle d’un chant en espagnol. Les Soirées Useless à la Java, c’est l’affirmation d’un clubbing populaire (on ne peut qu’adhérer) et l’ambition d’offrir au public parisien des soirées à la fois accessible et de qualité… Pour cette cinquième édition, la famiglia électro s’enorgueillit d’un nouveau membre, Don Rimini , derrière ce pseudo se cache un doux garçon qui armé d’un groove calibré et d’un sens du rythme redoutable, terrorise tous les dance floor de la planète. Ajoutons l’Electro Luxe Family et du petit dernier Art Whiplash, fils caché de Pédro Winter et de Grâce Jones, et rien ne manque plus pour enflammer le dance floor. |
| Samedi 28 février |
Une pause concert acoustique en plein milieu d’une après midi shopping dans le Marais? Sympa non? Et une fois encore, on dit » Merci les boutiques sonores! » Rendez vous à 16h chez LalaBarcelona avec notre chouchou (on ne le présente plus…) Arch Woodman et Every man has your voice, qui livre un son singulier, deux ou trois notes de glockenspiel, quelques sifflements, des chœurs chaleureux, des vrilles de mandolines, des entrelacs de doigts, de pieds, de voix, de guitares et de ukulélé viennent alors s’immiscer dans vos oreilles complices où sont déjà nichés nos deux gars qui n’attendaient plus que ça pour se mettre à chanter… Et pour ceux qui traînent les pieds à l’idée de « shopper » en musique, sachez qu’une cession de rattrapage est prévue le soir même chez Les Taulières , parce que c’est vrai qu’autour d’une bière, c’est sympa aussi la musique. Et le bonus de cette soirée, c’est que la popin’love de Ther y Toma viendra la conclure avec toute la fraîcheur, la candeur et bien entendu l’amour qui leur est propre… Une musique à la fois folklorique, cinétique et lumineuse, tout en rendant hommage aux classiques de la pop, allant de Bacharach, des Beatles à David Bowie, The Spinto Band prouve, au Point Ephémère , qu’avec inspiration et énergie, la pop a bel et bien le vent en poupe. On est aussi bien heureux d’écouter en première partie Carly Sings , dont la folk onirique et gracieuse, portée par sa voix cristalline nous séduit beaucoup. De son enfance dans les Iles Caïmans, entre le bord de mer et les sociétés offshore, Pygmy Johnso n a garder l’envie du voyage et le goût du secret. Après de nombreuses escales (la Nouvelle Orléans, Austin, Berlin…), il s’installe à Paris en 2008 et enregistre ses premières chansons, assemblage grinçant et émouvant de rock, de bluegrass, d’électro ou de pop, sur lesquels il pose sa voix de crooner insolite. Il crée le Pygmy Johnson Band en compagnie de Miss Mistery et du Sgt Majestik et rejoint l’écurie d’Animal Chic a l’occasion de la sortie de leur première compilation. Après l’avoir découvert à la No Valentine d’Animal Chic le 14 février dernier, on est heureux de retrouver notre lonesome cowboy électro préféré ce soir à la Bellevilloise . Belle soirée de lives électro rock au Divan du Monde avec Principle of Geometry , qui en livrant une Disco futuriste aux rythmes triturés et aux mélodies planantes, se situe mi chemin entre le repos de Boards Of Canada et la complexité d’un Jackson. Le duo lillois se montre capable de lancer ses instruments fétiches au milieu d’un pogo, de les proposer à un hip hop des plus avant gardistes, de les faire se frotter à quelques rythmiques triturées, ou de les rendre totalement introvertis et intimistes. Et Rafale , révélé aux Transmusicales de Rennes en 2007 et nommé Découvertes au Printemps de Bourges en 2008, qui produit un live intense nourri aux beats qui tabassent et aux basses qui saturent. Dansant, nerveux, club et rock à la fois, le set du duo oscille entre hits tendance blog house et refrains synthétiques. Pas mal du tout aussi du côté du Centre Barbara pour la première GogoDada, organisée en collaboration par Cartilage Records (Gaspare Balducci, aussi membre du collectif Chocomix) et Dokidoki (collectif franco-japonais et label pop), avec au programme: Gang Pop & Mit , duo musical et graphique, qui développe un univers singulier de cartoon déviant, peuplé d’un vaste bestiaire de créatures géométriques et colorées. Leurs mélodies recomposent et concassent une multitude de styles, sources et approches dans un grand bac à sable numérique : coconut swing, boogaloo noise, tango massacre, folklores imaginaires… Sous la frénésie, transparaissent aussi l’absurde, l’inquiétant et l’apocalypse. Elvis Trauma Center , ex-nouveau projet composé de la musicienne franco-belge KaniaTieffer (Wwilko) & de Nino, ex membre de DADA SWING, pour Un live d’une cinquantaine de morceaux, un mélange d’électronique low fi et une attitude résolument outsider. Le tout se veut un hommage à l’âge d’or du rock’n'roll, avec un côté mystique et des allures de musique du futur. Moishemoishemoishele , trio comprenant des membres du furieux groupe MEC et propose une relecture fun, décomplexée et bruitiste des standards du folklore yiddish et enfin, 3615 Gilou aka. Dj le Louvre vs. Dj. Alfred Hitchcock magazine , deux mélomanes exigeants, fanatiques de bizarreries musicales et explorateurs fous. C’est un tour du monde ultra-dansant des musiques populaires qui vous est proposé. Ils n’ont qu’un mot d’ordre : musiques de toutes époques, tous pays, de bon ou mauvais goût. C’est derrière le nom étrange de Ok Vancouver Ok qu’officie Jeffrey Johnson, homme orchestre canadien pour le moins intriguant, qui avec le sourire change sans cesse d’instrument et se paie parfois le luxe d’en jouer plusieurs en même temps, le tout avec grâce et esprit… Il joue ce soir à la Java où l’on découvrira également Uzi and Ari qui livre un son tenant de l’artisanat, porté par un chant tourmenté et des arrangements originaux où s’invitent glockenspiel, harpe, cuivres, violons et batterie. |
| Dimanche 1er mars | Au Point Ephémère, le Dancing contemporain propose une forme atelier pour inventer des danses à 2, 3 ou 4 (et plus si affinités)… Découverte des danses collectives, il s’agit à la fois d’un happening, d’une fête, d’une hypothèse sculpturale mobile, d’un objet d’art en mouvement… C’est en tout cas la proposition d’un moment de partage et de convivialité.
Dans le cadre des Dimanches acoustiques de l’International, on écoute Mélanie Pain , dont on a découvert la voix mélancolique et sensuelle chez Nouvelle Vague. Seule, elle livre des chansons, épicées et sucrées, en français et en anglais qui naviguent entre pop et folk americana. Au Motel, Astings fête la sortie de son nouvel album et invite pour l’occasion Fairguson et Camden pour des sets acoustiques… Sortez vos pattes d’éph et vos chemises à fleurs, ce sera planant et psyché et c’est plutôt chouette pour finir la semaine… Rendez vous au Sunside pour une jam session autour du Samy Thiébault Quintet qui rend ce soir hommage à Miles Davis. Premier dimanche du mois oblige, on va guincher à l’ Alimentation générale pour le Bal des Martines où s’enchaînent valses farouches, danses cubaines surchauffées, chansons italiennes ou slows à pleurer… Bonne humeur et convivialité en guirlande! Et vous nous parlez encore de coup de blues du dimanche soir? |


