Notfortourist – Semaine du 2 au 8 mars 2009
| On sait pas vous, mais nous, rien que d’écrire le mot « mars » dans notre agenda, ça nous file une super patate. La perspective de, très bientôt, ne plus faire la queue dans le froid, de ne plus avoir à retirer quinze couches de pulls en arrivant au concert, de prendre plaisir à rentrer à pieds même tard… Enfin bref, que du bonheur… Trêve de considérations sur les joies printanières! Qu’il neige, pleuve ou vente encore cette semaine, au vu du programme qu’on vous réserve, y’a très peu de chance pour que vous ayez envie de rester chez vous. Excellente semaine! |
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| Lundi 3 mars | Un gang de trois, quatre avec le rock. En concert ce soir au Point Ephémère, We are wolves, en français « Nous sommes Loups » – impose une musique honnête et libre comme la foudre céleste sur la montagne mystique. C’est un paysage post-punk avec des arbres analogues. C’est comme le rock après l’explosion post-moderne.
Passion Pit n’est pas seulement le titre d’un film porno. C’est aussi le nom d’un groupe de rock de Boston. La tête pensante de la bande, Michael Angelakos, concocte des pop songs trafiquées à l’électro, entre Randy Newman et Giorgio Moroder, un peu dans la veine psyché de MGMT et Boy crisis. On écoute leur électro-psyché pop ce soir au Nouveau Casino. A la Scène Bastille, on écoute Andy Adyn: En grec ancien, Andy Adyn se prononce: “hen dia dyoin” et signifie « de un à deux »: une troisième personne imaginaire représentant l’unité d’une paire. Andy Adyn est né entre deux voix et deux guitares. Cachés derrière ce troisième personnage qu’est devenu Andy Adyn, ils tissent un univers original et sensible, porté par des textes très personnels. Andy Adyn, c’est comme si Will Oldham jammait avec Sonic Youth, comme si Lou Reed s’invitait chez Nick Drake. Avec ses guitares tranchantes, Concrete Knives fonce droit devant. tout en alliant à son côté rentre-dedans des claviers avides de gimmick, des mélodies malicieuses et un chant féminin sexy mais au caractère bien trempé. C’est énergique, efficace mais en même temps plein de légèreté et avec certains aspects ludiques réjouissants et à écouter ce soir au Pop In. Première ce soir au Théâtre de l’Essaïon de Bascule (Texte de Pierre Vignes,Mise en scène Camille Pawlotsky,avec Jérémy Malkhior et Clément Rouault) Direction la Mécanique Ondulatoire pour découvrir Shooting Spires, projet solo de Bj Warshaw (bassiste chanteur de Parts and Labor). One man band qui mixe avec beaucoup d’efficacité des influences hétéroclites. Convoquant la liberté d’esprit des Boredoms, les claviers psychés à la Silver Apples et des harmonies vocales pas très loin de Brian Wilson, BJ développe des climats pop nouveaux. A suivre également, la pop electronisante rétrofuturiste (pas loin de M83 ou Phoenix) de Olympic et l’indie pop entre Regina Spektor et Thom Yorke de Cats on trees. |
| Mardi 3 mars | Première ce soir au théâtre Dejazet d’une proposition théâtrale qui titille notre curiosité, l’adaptation par le collectif La Boué de l’Oeuvre phare de Boris Vian, L’écume des jours dans une mise en scène qui promet d’être créative et absurde, inventive et loufoque, à la frontière des univers du roman, du théâtre, du jazz et dessin animé.
Un petit bout de femme proche, physiquement, et pas seulement, de Patti Smith et Mano Solo, bercée par une marraine punk qui aurait écouté Edith Piaf…Avec sa voix cassée et puissante, Flow nous emmène dans un monde pas toujours florissant, souvent dur mais avec une vision juste et sans concession. On gage que personne ne saura rester indifférent à son concert ce soir à la Maroquinerie. Deuxième édition des soirées pop and rock WE ARE THE LIONS à Glaz’art ! Des refrains à la tierce, le mineur relatif, une histoire de coeur brisé avec la pop de Paco volume et ses descentes espagnoles. Soirée Belge à la Flèche d’Or qui accueille ce soir Balthazar qui brasse des influences sonores écclectiques, allant de la pop au rock en passant par l’electro et au hip hop, et sait se démarquer du rock alternatif classique par l’utilisation de synthés et d’un violon. Nestor! et leurs histoires de chapeau,de moustache, et d’étoile filante. Un délire surréaliste surréaliste mené par cinq gugus prometteur et porté par un son post-rock subtil, le duo street popeur Joshua qui combine avec efficacité sonorités électro, flow hip hop et rock ‘n’ roll attitude, et Austin Lace qui livre un son pop west coast original, léger, frais, entraînant et plutôt bien foutu… Jean Fauque, c’est une voix épistolaire et organique, coulant les jours de la comédie humaine avec une élégance rieuse quasi-impressionniste. Une voix qui rôde en talk-over traversé de petits galops de chant effleurés moucheté. Il nous embarque à bord de sa croisière intimiste et émouvante ce soir au China. Alternative baroque et décalée à la chanson de tous les jours, la soirée Décalages d’hivers à l’Espace Jemmapes propose une soirée dédiée aux nouveaux langages et à la chanson d’avant-garde et reçoit Lune de Mars, avec leurs chansons qui ont du corps et de l’audace, une énergie pleine, mélange de férocité et de joie, Michel Lascault, artiste jovial, poète à l’esprit malin, l’élu lunaire des libres-penseurs, trousse des chansons dans une tranquille discrétion, L’intrépide Bruno Bisaro, Paroles audacieuses, mélodies insolites, voix envoûtante au timbre grave ou ”aiguisé”, cet étonnant auteur-compositeur-interprète n’hésite pas à reprendre certains standards de la folk américaine, Martial, soucoupe volante et chantante qui crée un espace-temps iconoclaste. Martial n’a plus de frontière, Martial ne mondialise pas… Martial martialise et surprend le monde et, enfin From&Ziel, c’est la formule la plus simple qui soit : un piano, une voix. From, c’est la voix, profonde, rauque et chaleureuse avec des textes intimistes et poétiques, des textes sans concession qui luttent entre espérance et mélancolie, rêve et réalité. Ziel, c’est des notes de musique rapides comme une envolée, enlevées et gaies, d’inspiration classique qui pourraient parfois sonner comme des standards. Jeune groupe pétri d’influences folks, blues et méditérannéennes, Cirrus excelle dans le métissage des cultures et, qu’elle s’exprime en français, en anglais ou en arabe, la voix de la chanteuse Nawel Ben Kraiem transporte et invite au voyage de l’âme sur les rives opposées de la Méditérranée. On se laisse emporter ce soir à l’Olympic Café. Congopunq est le projet excentrique de Cyril Atef (moitié percussive du duo Bumcello) et du mystérieux Dr Kong. Un ovni dadaïste aux contours multiples, un happening permanent ou tout peut arriver. Une batterie, un micro, des boucles électroniques entêtantes, des instruments traditionnels africains électrifiés, une boite de cassoulet, une bobine de fil, une peau de bête, un sabre turc…, les deux comparses ont plus d’un tour dans leur sac pour vous surprendre et vous plonger dans une trance afrodelik jouissive. Durant tout le mois de mars, ils s’installent chaque mardi à l‘International pour des soirée au principe simple, mais non moins réjouissant: faire la teuf autour des performances du duo et de leurs invités |
| Mercredi 4 mars | Ils jouent de l’électro comme si c’était du rock, ou du rock comme si c’était de l’électro, composé du bassiste et du guitariste de Famous Bitch Bar, Chumichurri, duo machines/basse, c’est une sauce musicale relevée, aux ingrédiants variables, électrisante et efficacement dansante dont on se délecte (ou s’en asperge, c’est selon) ce soir aux Disquaires.
Une soirée de lives réjouissante au Point Ephémère avec Soy Un Caballo qui livre une musique faite d’accords délicats, de structures osées, d’atmosphères intimistes et de textes touchants. Le duo semble avoir atteint un état de grâce où tout semble possible et où tout est parfaitement pondéré et Barth, qui sert une pop taillée pour les grands espaces et les schizophrènes, mêlant énergie surf, ballades nostalgiques, poursuites en cinémascope, cordes malhériennes et toujours, un souffle dub. Fidèle aux traditions qui ont fait sa légende, Lorenzo, nous convie au vernissage de son exposition à Glaz’Art, pour une Bang+Bang Party avec projections des terriblement érotiques Bang Movies et des Bag Lives bruyant pour s’agiter sulfureusement mais non sans élégance, avec LaFille,qui met en scène avec force et urgence ce qu’elle a de plus singulier et de plus extrême, Control, duo mixte parisien, qui livre un son rock/garage électrifié, lascif et sexy et les Human Toys, dont on est fans de l’électro psycho punk explosif, à la fois aggressif et malicieux. Nouveau genre de soirée à la Java, avec l’Arnol’d School Ciné-mix avec des musiciens en live ou en DJ set dont les performances sont couplées de projections sur grand écran. Et ça commence plutôt très bien avec ce soir, Stuntmann 5, qui a le chic pour empiler les guitares et les boucles éléctroniques dans un joyeux et exaltant bordel schizophèrene, David TV, et Legal Tender, qui livre un son inventif, sensuel, énergisant et multi facettes entre disco, shoegaze, électro pop et world. Couple/duo suédois, Wildbirds & Peacedrums propose un détonant alliage de blues primaire, de soul ecstatique, et de pop spirituelle, avec 3 fois rien. Au Set de la Butte, on prend le temps de s’évader au son des mélodies de Dimitri Blondel, guitariste et chanteur sensible et convaincant… Un bouffée d’air chaud et de douceurs insulaires… |
| Jeudi 5 mars | Début aujourd’hui à la Maroquinerie du Festival Minimum, où le label tourneur éponyme nous propose une programmation riche et électique, pleine de chouettes découvertes. Au menu de ce soir: I’m A Kloot, qui quoiqu’il soit affublé d’un nom qui signifie en gros « je suis une couille » produit un son suprenant et d’une élégance rare; Arlt, qui livre une musique intemporelle, cabossée, délicate et rugueuse, où l’on entend comme des réminiscences de vieux blues rural, de folk, mis cul par dessus tête, d’Afrique Noire et de Baroque privé d’habit. Et Joséphine Foster, auteure, compositeuse et chanteuse native du Colorado, célébrée pour sa voix, le caractère sans âge et saisissant de ses chants multiples, pour son magnétisme et pour ses prestations scéniques.
Avec des influences aussi variées que My Bloody Valentine, Debbie Deb, le rock progressif de Giantle Giant ou encore la diva colombienne, Toto la Monposina, la musique de Schools of Seven Bells sonne aussi schizophrène que joyeuse. Une écriture à l’approche abstraite et expérimental pour une pop teintée de psyché aérienne à savourer ce soir au Point Ephémère où les complètement Yeah! S** Browne ouvriront la soirée. Double Yeah, donc! D’autant qu’un after show est prévu au Motel! Les Disques Bien font leur soirée mensuelle Bienfaisance à la Java avec ce soir: Holden, anomalie pop de cette hémisphère, qui nous offriront la primeur d’une apparition éctoplasmique et bienfaisante à l’occasion de la sortie de Fantomatisme et David Scrima, dessinateur historique des Disques Bien. Devenu hit maker pour Julien Doré, il ambitionne maintenant de délocaliser le Brill Building à Charenton le Pont et vient ce soir nous montrer les plus d’un tours que recèle son adroite main gauche. Soirée French Toast à l’International où l’on écoute Pierre & Marie, formation à géométrie variable formée autour de Pierre Bessero qui livre une post-folk popeuse urbaine et subtile, délicate, esthétique et subtile et Dondolo, qui balance une musique où nappes et samplers trinquent à la santé de Black Francis sur Madnight summer dream, pour autant d’ôdes aux chevaux en survêtement et aux couchers de soleil reflétés dans les Ray Ban de sexagénaires liposucés… Le meilleur bal costumé de tout l’univers (et même au delà), on vous l’a déjà dit, c’est la Nan Mais??!! aux Disquaires! Ce soir les contestataires festifs du KGB nous proposent le thème suivant: Guerre froide/guerre chaude… A vous de jouer avec votre dressing pour être les plus inventifs et danser au son du mix de MichMich! |
| vendredi 6 mars | Suite ce soir du Festival Minimum avec toujours de chouettes découvertes à faire, avec à l’affiche: l’auteur compositeur (et bien d’autres choses encore…) Wladimir Anselme dont les soucoupes volantes, les courses poursuites en Buick rose, les anti-héros existentiels empruntent autant à la littérature surréaliste et au cinéma de genre qu’à la culture pop. La mélancolie frondeuse de ses ballades, la haute tension de ses romances sauvages dessinent la bandore sonore d’une épopée dérisoire et fantastique, quelque part entre farce et naufrage, western et polar. Ralf Band, véritable voyage sonore qui délivre tour à tour des ambiances de folk champêtre, de conte gothique, de polka épique et rocambolesque et de valse vertigineuse, mais toujours de manière poétique, inclassable et malicieuse. Et, Theo Akola dont le son consacre une magnifique rencontre entre la parole et le larse, le spleen et l’amour, la chanson et le cri, fruit d’une vie riche en expériences et d’un chemin de traverse toujours marqué par l’exigence et la rigueur.
Quatuor hyper énergique, The Datsuns en concert au Point Ephémère réjouiront les amateurs de sensations fortes d’un set forcément déchaîné et d’une intensité électrisante. Leur pouvoir d’attraction dépassant les clivages de tribu ou de genre, ils servent un son singulier, trop métal peut-être pour les amateurs de garage, mais pas suffisamment pour les puristes du gros son. A découvrir, donc, puisqu’ici on aime l’inclassable et l’audace! Chanteur inclassable et électrique, l’audacieux Jan Dark fait son show à l’International, mélangeant allégremment le funk au punk, les saupoudrant de voix Soul et d’accents rock, il nous invite à bord de son Objet musical non identifié. Attention, chaud devant! Direction La Java pour deux lives rock bien tentants: The Guggenheimers qui mêlent à leur genre bohème des airs de dandies rock, sont l’union presque parfaite du déjà-vu et du post modernisme,et n’ont d’autres ambitions que de reprendre les choses du rock là où, vers la fin des années 60, elles ont cessées d’être palpitantes et French Kiss, qui font la preuve qu’une voix doucement éraillée et une guitare efficace auxquelles s’ajoutent, rock’n’roll oblige, une basse et une batterie, peuvent toujours innover… Groupe de rock expérimental français pionnier formé à l’orée des années 90 par Lionel Fernandez, Erik Minkkinen et Nicolas Mazet, Sister Iodine joueune musique explosée d’inspiration free, noise, no-wave, ou psychédélique.Batteries primales, guitares lacérées, chant, cris, ou bordel de bandes, Sister Iodine cherche le conflit terminal entre rock et chaos.Ils sont ce soir aux Instants chavirés, l’occasion de fêter la sortie de leur nouvel album. Aussi passionné par le rock que par la musique classique, Bastien Lucas affirme de concert en concert son idéal artistique: proposer une synthèse naturelle entre songwritting à l’anglaise, variété française et composition classique rigoureuse. On l’écoute ce soir au Foyer du Théâtre du Châtelet dans le cadre du festival « Ici et demain« . Milli Moonstone est une passionnée du son, de la voix et des instruments dont le sarangui, principal instrument à archet de l’Inde. Sa musique explore divers thèmes et émotions universels. Parfois Le Bringuebal porte bien, haut et fort son joli nom ivre. Agité des guiboles et du bocal, c’est un collectif de musiciens volubiles issus pour la plupart d’horizons différents et réunis ici par goût du jeu et de l’éclectisme chouette. Ses chanteurs s’y relaient à gorges déployées, rossignols, tigres, et le groupe tentaculairement pieuvre, varie sa géométrie branque d’un morceau à l’autre avec ce sens maîtrisé du foutoir qui fait les fêtes les plus chamboulantes. On dansera avec eux ce soir et demain au Studio de l’Ermitage. Au Chat noir, vibre au son de Wonderboy, garçon habité et vrai poète – chez qui résonnent Suicide, Velvet Underground, Beck qui dévoile sur scène ses mélodies hantées. |
| samedi 7 mars | Le festival Minimum se termine en beauté ce soir à la Maroquinerie avec à l’affiche: Locksley, qui par ses chansons intemporelles, son optimisme insouciant, et son énergie contagieuse, nous renvoie aux meilleurs efforts des Kinks, Strokes et autres Libertines, le suédois Melpo Mene, qui croisant influences pop 60′s et feelling folk à la Jose Gonzales, livre des mélodies aériennes, où se libèrent des voix chuchotées et lascives sur des orchestrations jazzy et Eugene Mc Guiness, qui livre un son à la fois moderne et hors du temps, entre rock, garage et glam, du genre renversant!
Soirée Goldrush à la Flèche d’Or où l’on retiendra surtout la présence d’Alice Lewis, qu’on a déjà croisée lors du concert de Lena. Voix plannante et précise, entre Kate Bush et Julee Cruise, elle s’accompagne sur scène d’instruments étranges récoltés un peu partout : omnichord, harmonium, orgue italien et boite à rythme vintage. On y écoutera aussi Dondolo (voir jeudi), Viva & The Diva, projet placé sous le sceau du krautrock, le rock psychédélique allemand des seventies, dans lequel se retrouvent autour du guitariste Maxime Delpierre, Arnaud Roulin, spécialiste des synthétiseurs dévoyés, le batteur écossais Mark Kerr (Rita Mitsouko), et Sir Alice (alias Alice Daquet), nouvelle égérie des musiques expérimentales et Psapp, duo électro expé underground anglais formé par la chanteuse Galia Durant et par la souris de studio et guitariste qu’est Carim Clasmann (ingénieur du son pour les groupes allemands gothico-indus Einstürzende Neubauten ou Die Toten Hosen). C’est leur passion commune pour The Cure, Duke Ellington, Tom Waits et Erik Satie qui les a réunit. Pigalle Rock Live au Divan du Monde, où l’on retrouve avec un plaisir certain, Saycet dont la musique, souvent assimilée aux ambiances concoctées par Boards of Canada et Múm, est une invitation au voyage et et à la contemplation. Pierre Lefeuvre aka sayCeT compose des contes de fées tantôt cotonneux, tantôt abrasifs, tout droit sortis de son imaginaire prolifique. Sur scène, il orchestre un set d’une efficacité indéniable. Nous, on est systématiqument sous le charme, complètement captivés. Et le trio guitare/basse/batterie, Appletop qui livre un son énergique et par moment assez atmosphérique, avec des influences à chercher du côté de Nada Surf, Weezer ou Arcade Fire. Une power pop bien travaillée qui prend toute son ampleur en live. Début aujourd’hui à la Bellevilloise de la seconde édition Festival « Du Son dans les feuilles » Pas moins de 15 artistes déroutants nous guettent sur des chemins inattendus afin de nous emmener au plus proche de découvertes atypique. Les curieux de folk, rock, chanson,et tous les avides de l’étrange et du surprenant vont être comblés. Au programme de cette première soirée aussi éclectique que réjouissante: Syl Nuvaanu (Wolrld fusion), Michaël Wookey (Folk baroque et inspirée -coup de coeur NFT), Padam (Chanson), Ziveli Orkestar (Musique des balkans), et un mix avec Julette Dragon du collectif Suprise party et Archi SEb des Nuits Fatales. Une voix acide et suave qui roule les airs, des textes au spleen bonhomme et à l’amour pince-sans-rire, quatrains agiles sur guitare percussive, voilà un chantre du quotidien qui se démarque résolument du lot. Un vrai travail d’orfèvre à la guitare comme à la plume, Batlik nous rend à la fois rêveurs, mélancoliques et amers ce soir à Mains D’oeuvres. World musique au féminin au Centre Barbara qui accueille ce soir: Hindi Zara, qui de sa voix sans frontière et vibrante, crée une musique tenant du blues ancestral, du jazz originel, teintées de sonorités orientale, où elle parle d’amour, de l’affirmation de soi et du monde. Hindi est issue d’une famille d’artistes berbères qui compte parmi les plus célèbres d’entre eux le groupe Oudaden. Elle est initiée à la musique traditionnelle gnawa, à la folk de Dylan, au reggae de Marley, aux rythmes ancestraux et aux plus belles mélodies du répertoire égyptien. C’est ainsi qu’on la décrit comme la fille spirituelle de Django Rheinhardt et Billie Holiday. Et, la chanteuse, danseuse et percussionniste ivoirienne, Dobet Gnahoré qui a hérité de la force des traditions «bété» de son père Boni Gnahoré, maître percussionniste de la Compagnie Ki Yi Mbock d’Abidjan, dirigée par Werewere Liking. Des mélodies mandingues à la rumba congolaise, du ziglibiti ivoirien au bikoutsi camerounais, du high-life ghanéen aux choeurs zoulous, les compositions, portées par des sonorités jazz sont variées et colorées. Dobet est entourée d’un guitariste, d’un bassiste et d’un batteur d’exception. Sur la scène, sa voix, son charisme et sa grande présence emballent le public… |
| dimanche 8 mars | Suite du Festival du Son dans les feuilles à la Bellevilloise, avec dès 17h jusqu’à… comme vous voulez, le programme est riche!: Gaëlle Vignaux, le Mythe des Grands Singes, Ronan/Ronan(chanson Bricolée), L (chanson), Pusse (Cabaret Rock Réactif décalé), Franck Monnet (Chanson pop élégantes) et Yukki (Yoyoteur)
Bjørn Berge gronde de sa voix éraillée un blues noir et contemporain sur des textes étonnamment actuels. Mais le sont et le style du viking déborde largement le cadre du blues. Quand il délaisse ses compositions personnelles pour revisiter avec une guitare acoustique les titres de Franck Zapppa, des Red Hot Chili Peppers, ou d’Elmore James, le résultat est unique et totalement surprenant.Si Bjørn Berge est un bloc d’énergie pure, la précision de son jeu de guitare atypique relève cependant de l’horlogerie suisse. Il dévoile ce soir (et demain) son dernier opus I’m the antipop au Sunset Tel un sous-marin en mission secrète d’un genre glamour, les légendes du rock néo-romantique Elysian Fields n’ont jamais recherché à s’étourdir de la lumière des spotlights. La superbe Jennifer Charles associe la voix la plus douce et sulfureuse à un talent lyrique et une sensibilité artistique d’une acuité rarement rencontrée. Son alter ego en composition, Oren Bloedow, manie la guitare avec une musicalité hors du commun. On les retrouve avec plaisir ce soir à la Maroquinerie. Au même titre que les Spice-girl ou les Pussicats-dolls, les Ladiestylées sont des icônes issues de la résurgence du mouvement Girl Power, mouvement et phénomène culturel féministe, porté traditionnellement par les idoles de la musique pop, RnB et fanfares des Beaux-Arts. Attichées de John comme allégorie de la souffrance masculine face au dictat de ce néo-féminisme rampant, les LadieStylées peignent ce soir à l’Alimentation générale de mélodies cuivrées, roses et engagées nos derniers remparts phallocrates… |


