VODKACOCA | Sélections particulières et parisiennes

We know where the fizz is

Notfortourist – Semaine du 30 mars au 5 avril 2009

Votre grand-mère vous l’a dit et redit « En avril, ne te découvre pas d’un fil »… mais faut-il vraiment faire confiance à cette même grand mère qui vous tricotait des pulls avec des Milous dessus et vous faisait avalez de l’huile de foie de morue???
Parce qu’Avril avec sa programmation artistique s’annonce chaud et bouillonnant et si vous gardez votre petite laine dans les salles de concerts et de spectacles que l’on vous recommande, c’est vraiment que vous portez en dessous un de ces t-shirts honteux qu’on met quand les portables sont tous au sale…

Très belle semaine à tous, pleine de découvertes tous azimuts!

Lundi 30 mars Se jouant de l’insoutenable légèreté de l’être, Désolé (Elisa Point/ Fabrice Ravel – Chapuis) livre ce soir au Zèbre de Belleville sa popoptimiste. Faux couple, mais vrai duo, il nous propose un saut à l’élastique qui va de l’amour au désamour, de la rencontre à la rupture, en passant par la quête sensuelle et nous embarque dans une course aux coeurs dont l’arrivée réserve quelques surprises….

La Suisse n’est pas qu’un pays où placer ses sous, ni où manger du chocolat avec vue sur les lacs… C’est aussi un vivier pour la chanson francophone… Petit panorama ce soir à l’Espace Jemmapes avec le soirée « Suisse Moi » où trois artistes du cru viennent nous dévoiler leurs univers:
- Noga, qui fait de la chanson avec des notes partout, sans étiquette, parce que c’est dans sa nature d’être comme ça, hors cadre, et que, pour elle, la musique , c’est avant tout une histoire d’épices.
- Jerrycan, personnage surréaliste, casqué et clignotant, qui se joue des habitudes musicales pour en extraire une moelle drolatique et tendre. Entre rêve de grandeur et spectacle de salle de bain. Ce mec est fou!
- Zedrus, poète moderne, désespéré optimiste, qui manie le verbe comme d’autres le scalpel et tranche dans le lard du cochon vertueux.

Sur la scène du Studio de l’Ermitage, neuf comédiens et trois musiciens jouent, avec la joie de la jeunesse, l’oeuvre monstre de Shakespeare: Le songe d’une nuit d’été. Par le plaisir des mots ils nous font errer à la poursuite de quatre amoureux entre comédie, tragédie et rêves. Et c’est au creux de l’ombre qu’ils nous montrent leur théâtre. Pareil à la forêt magique où l’on se perd pour mieux se retrouver.

A la fois planante et sophistiquée, la musique de DLGZ marie avec classe et force inspirations rock et touches d’électro, de hip hop et de jazz. Elle fait vibrer la Mécanique Ondulatoire ce soir de ses hybridations aussi singulières que probantes.

Une voix délicate et une mélancolie joliment mise en musique, Edward Barrow, envoûte, de manière subtile.Sans artifice scénique, il s’impose comme un compositeur talentueux que l’on est heureux de découvrir sur la scène des Disquaires.

Mardi 31 mars Et si c’était lui la nouvelle figure emblématique de la french Touch? Flairs a toutes les cartes en mains pour s’imposer comme la digne et logique relève aux Phoenix ou Air, en livrant une électro cynique déguisée en indie rock, un son décomplexé et décontracté porté par une voix tantôt serial killer sexy tantôt crooner geek. Il présente son premier album « Sweet Symphony » ce soir au Point Ephémère où on sera ravi d’aller se trémousser… Sans compter que la première partie est assurée par Candy clash, trio parisien bercé aux beats du grand Master Flash, qui vascille entre mélodies douces et envolées maîtrisées, et séduit par un tempérament en ébullition.

Après une tournée mondiale pour leurs albums « Abandoned Language » et « Absence » et la fantastique collaboration « Griots and Gods » avec les Young Gods, Dälek , le crew hip-hop le plus iconoclaste du moment revient avec « »Gutter Tactics ». Au programme du concert de ce soir au Nouveau Casino, un monument de noise granuleuse et hypnotique, d’ambiances psychédéliques combinées à un hip-hop deep et on ne peut plus massif ainsi qu’à un flow dévastateur aux lyrics poétiques.

Après 14 ans et plus de 1500 concerts sur 20 pays,17 hippies a pu établir un style incomparable. Si leurs influences viennent de la musique des balkans, du rock américain, de la pop britannique ou de la musique de film – leurs propres compositions et leurs arrangements raffinés donnent plus que la somme de tous ces composants explicites. Ils séduisent par leur énergie et l’art d’une concordance adroite. «Ce que nous faisons est tout simplement une musique pour faire danser !» disent-ils et l’on danse, ce soir au Café de la Danse (qui pour le coup portera bien son nom!!)

Formation parisienne jetant un pont entre sonorités nu jazz et lignes de double bass, saccadées de beats électroniques, Third Shot navigue entre deux univers. Porté par la voix chaude et puissante de Lisa Spada, dont les influences soul et gospel transpirent, ils livrent un une musique inspirée qui distille savamment le côté hypnotique du Trip Hop. On plane avec eux ce soir au Sunset.

L’ex leader des Stranglers, Hugh Cornwell, est de retour ! Avec lui ce sont 30 ans d’une carrière aussi électrique qu’éclectique -des tubes des années 80 au nouvel album Hooverdam qui se presseront à LA Java pour un concert de proximité (mais non moins d’exception!)

Le label Green L.F.ant Records nous invite à sa soirée « Cultivé en Belgique » au Réservoir, pour nous proposer de découvrir, ce soir, trois de ses artistes:
- Claudine Muno, sans doute l’un des secrets les mieux gardés de nos voisins luxembourgeois qui glisse un timbre de voix envoûtant sur des comptines en clair-obscur. Une chanson tour à tour française ou anglo-saxonne, en tout cas intimiste et truffée de clins d’œil espiègles, s’appuyant sur un folk/rock boisé et viscéral.
- My TV is Dead, duo dont la musique entre en résonance avec le Berlin du XXIe siècle, une ville en perpétuelle mutation, tour à tour, meurtrie, bouillonnante, généreuse et profondément humaine. Chez eux, électricité est palpable et les riffs de guitare ressemblent à des poussées d’adrénaline. Un stress contenu et une mélancolie urbaine qu’induit le plafond souvent trop gris de nos cités. Dans cet univers vrillé d’énergie rock et de samples électro, le groupe n’oublie pas de s’octroyer quelques bouffées d’oxygène avec des moments plus pop. Et, ces larges éclaircies au-dessus d’un ciel plombé donnent furieusement envie de danser.
- The Diplomat, dont les hymnes rock classieux sont parcouris de frissons glam rock, et cintrés de riffs éclatants et d’une rythmique au cordeau, au sommet desquels file la voix tranchante de Fabrice. Un ancrage aux sources et à l’essence même du rock

Pas de barrière, une musique rock libre et vivante. Ressentir et donner à ressentir, Côme évolue dans son univers bien spécial,
pas de figure imposée, Côme n’est pas rebelle, Côme vit dans son monde et nous y invite ce soir au Café de la Plage.

Il y a quelque chose chez lui d’un Kurt Cubain perdu dans un film de Walt Disney… Michaël Wookey nous enchante de ses folk-pop songs bricolées, joliment mélancoliques, doucement décalées. Il est ce soir au Pop in où l’on découvre également l’électronica expé de GNG et celle de Nitneroc, pour une bien chouette soirée placée, donc, sous le signe du bidouillage musical bien foutu.

Mercredi 1er avril Mêlant les influences conjuguées du krautrock de Can, le majestueux de Morricone et un afrobeat mathématique, le son des NLF3 est aussi exigeant qu’addictif. Passionnant, foisonnant de bonne idées sans pour autant écraser l’auditeur. C’est en toute simplicité que ces mélodies répétitives et ses brisures rythmiques nous prennent par la main pour nous emmener loin. Le trio fait ce soir une pause dans sa tournée à la Maroquinerie où l’on découvre par la même occasion, les américains de Neptune, combo noisy qui conjugue expérimentations ludiques et esprit foutraque et les belges de Patton de retour avec un nouveau disque « Hellénique Chevaleresque Récital « . Le duo passe tour à tour du français à l’anglais, les morceaux prenant la forme d’un montage complexe, presque cinématographique où se déploient des bribes hallucinées, surréalistes.

Tante Hortense fait des chansons discrètement inhabituelles, franchement joyeuses, ou alors avec cette allégresse particulière qui est la pudeur des gens tristes, le tout en mêlant les registres de langue, du plus vert au plus sophistiqué… Singulier, drôle et subtil, il ravit ce soir le Living B’Art!

Evoluant dans un style que l’on qualifiera de post hardcore, le groupe Overmars impose ses ambiances musicales lourdes mais non moins travaillées sur de longs morceaux dans lesquels on retrouve des influences doom, sludge, hardcore et prouve que la France est loin d’être à la traîne sur les musiques oppressantes et malsaines… Ils sèment le trouble et nous font violence à Mains d’Oeuvres ce soir, de leur son si prenant. Amateur de tiédeur et de calme, s’abstenir.

Dans le cadre du Clak! festival, la Bellevilloise reçoit ce soir des groupes repérés par un jury de pros:
- Alcaline (Yeah!) on est heureux de les y voir… Notre duo électro glam punk disco déjanté préféré risque bien d’enflammer le public de son show électrisant qui sait ne jamais faire fi de la qualité musicale…
- Lucky Joy, combo franco-suisse, qui a l’art et la manière de créer une éléctro pop originale avec des influences qui vont de Beck à Animal Collective en passant par Abd El Malik et ce en Français, Anglais et Espagnol.
- Brejnev Orgasm, ces Parisiens remontent le temps à bord de Spoutnik pour offrir à Kraftwerk une conquête spatiale plutôt qu’un Tour de France. Dans le présent, ça donne de l’electro rock sur orbite.
- CosmoBrown, qui livre un jouissif patchwork de pop nerveuse de soul glaciale de rock poisseux et d’electro sursexuée , aux confluences de Costello , Pharrell, T.rex , Stevie Wonder , Zappa Nushooz et les Beach Boys.

Kaki King, en concert ce soir au Nouveau Casino est reconnue pour son style de tapping à deux mains à la guitare, rappelant le style de Preston Reed, bien que ses compositions ne se limitent pas qu’à ce style. Une technique irréprochable, qui s’est d’ailleurs affinée depuis son premier album, essentiellement basée sur le tapping, un boomerang, qui lui permet d’enregistrer des boucles musicales d’un simple mouvement du pied, et en avant panpan ! Cette nana devient alors un orchestre à elle toute seule. Et soyez gentil d’arriver à l’heure, parce que la première partie est assurée par les Konky Duet, trio électro pop féminin dont on vous a déjà ici fait les éloges. On est fan!

3 minutes sur Mer, c’est comme une porte ouverte à l’introspection de deux promeneurs, une bande d’arrêt d’urgence, un bled abstrait où l’on joue du punk pour enfant un soir de carnaval. Nougaro fleurte avec PJ Harvey, Brel transpire avec Led Zep. Ils font vibrer ce soir l’International de leur chanson pas comme les autres, humaine, ouverte, intense.

Influencé par des musiciens à la musique atypique voire fanstasmagorique, comme Nosfell ou Bjork, Cirrus se nourrit aussi bien de rock, de blues ou de funk, que de thèmes de musique orientale plus ou moins traditionnelle, ce qui confère à leur musique un côté progressif et aérien. Le chant en langues diverses (le plus souvent en arabe ou en anglais) résonne comme une invitation au voyage et participe à cette impression de mystère. Ils ouvrent et combinent les univers musicaux ce soir au Satellit Café.

Le Centre musical Fleury Goutte d’Or – Barbara rend hommage à Alain Bashung, qui était son parrain. Un hommage en musique lui est consacré, en présence de Jean Fauque, son parolier et ami, et d’artistes amis et proches d’Alain Bashung : Raphael, Astonvilla, Axel Bauer, Matthieu, Anna et Joseph Chedid, Joseph D’Anvers, Manu (ex Dolly), Dominic Sonic , FRED, Babx, Alister, Brad Scott, Fred, Lizzy Ling, …et bien d’autres encore ! Chacun aura carte blanche pour interpréter un ou deux titres du répertoire d’Alain Bashung. Un livre d’or sera mis à la disposition du public et remis à la famille d’Alain Bashung, après la soirée. Entrée libre dans la limite des 300 places disponible, mais le concert sera également diffusé en extérieur sur grand écran.

Jeudi 2 avril Combo à géométrie variable formé autour du bassiste et du guitariste de Famous Bitch Bar, Chumichurri fait de l’électro comme s’il faisait de rock, ou du rock comme s’il faisait de l’électro. Faisant de chaque concert une véritable expérience de live, ils mettent toute leur énergie scénique et leur technique instrumentale au service d’un son urgent, immédiatement dansant qui révèle des tonalités glam et dark.
Des machines, une basse, une voix féminine au caractère bien trempé font de Chumichurri une sauce relevée qui fait palpiter les papilles et dynamite le dance floor. De quoi électrifier le sous sol de la Cantine de Belleville qui continuera de s’enflammer avec Jan Dark, qui mélange allégrement le Funk au Punk, saupoudrant les voix Soul d’accents Rock, en menant sa bande du des sentiers résolument pop. Culotté, inclassable, dynamitant tout sur son passage, ce mec là est un vrai phénomène!

Les Disques Bien font leur mensuelle soirée Bienfaisance à la Java , les connaissant, on sait qu’ils ne choisissent pas leurs invités au hasard et on est curieux de découvrir les univers:
- du grec austral Jim Yamouridis, qui chante des ballades folk d’une voix de basse à faire passer Lee Hazlewood pour Jimmy Sommerville.
- et d’ Erica Buettner, jeune américaine égarée à Paris qui y
promène de cave en bistrot sa grâce désarmante et une guitare trop grosse. Son folk arpégé invite à une rêverie béate comme jadis celui de Linda Perhacs ou plus récemment celui d’Edith Frost.

Remarquable song writter, Elvis Perkins excelle aussi bien de le registre de la folk song mélancolique, lanscinante et déchirante que dans celui de la pop, joyeuse et enlevée. Il vient présenter ce soir à la Maroquinerie son second album, Elvis Perkins in Dearland, magistrale rencontre de la folk song avec des arrangements entre soul jazz enlevé, musique des Balkans à la Beirut et rock Dylanien. Et l’on s’émeut déjà de le retrouver après l’émoi qu’a pu susciter en nous son Ash Wednesday.

Quatuor israëlien, Isabo se joue des barrières et des genres en faisant souffler un vent d’Est sur ses références anglo-saxonnes ou en les épiçant de saveurs orientales. Le groupe s’est déjà bâti une solide réputation scénique dans leur pays et au-delà, mené par le charismatique chanteur Ran Shem-Tov. Izabo offre ce soir sur la scène du Point Ephémère un répertoire flamboyant et bigarré où se télescopent disco, rock ou new-wave

Adeptes des stratégies obliques de Brian Eno et de Peter Schmidt, The Drift fait figure d’électron libre. Mené par le guitariste Danny Grody, le quartet San Franciscain explore une large palettes de potentialités compositionnelles pour livrer un son qui dérive avec brio d’une ambiant pop noyée de réverbérations à un groove jazzy. C’est aux Voûtes qu’on se prend ce soir à s’aventurer sur leurs voies hallucinées et où l’on écoutera également les parisiens de Lena circus qui sans cesse repoussent les limites de l’improvisation aux gré de leurs collaborations étonnantes et précieuses, de la vocaliste et percussioniste japonaise Hiroko Komiya au Saxophoniste Duende

Ecléctique Soirée French Toast à l’International avec Thousand singulière, précieuse et rare folk et De la Jolie musique, foisonnant combo/chorale junglesque qui a le chic pour nous servir une musique colorée, entrainante, grouillante de sons, de mélodies, de voix entremêlées sans renier poura autant un héritage français des plus glorieux (Serge Gainsbourg, François de Roubaix, Gérard Manset, Philippe Katerine, pour ne citer qu’eux)

Selon le Mag’ Trax, c’est « la meilleure chose qui soit arrivé à la France depuis la légalisation de l’IVG et l’abolition de la peine de mort. »… On n’est pas loin du vrai… Poni Hoax, c’est assez simplement LA référence en matière d’électro rock français, charismatique et envoûtante. Attendez vous à voir exploser les frontières de l’électro « à la française » ce soir à l’Elysée Montmartre

Vendredi 3 avril Aussi élégante et charismatique que confondante de naturel et de malice, Watine livre un son désarmant de splendeur, fascinant et captivant, à la fois mélancolique et lumineux. Inclassable, aussi, conviant le sombre du blues, la force du rock, l’intensité bouleversante et planante du trip hop, la magie des sonorités orchestrales et la simplicité et la pureté des home-percussions, sa musique séduit par sa singularité et son inventivité. Cette grande dame qui inspire autant le respect que la sympathie est ce soir en concert au 1Bis, un lieu à découvrir!

Dans le cadre des Plans d’avril, LE festival pluridisciplinaire au fil des arts écléctiques, une belle et riche soirée s’annonce du côté du Point ephémère avec dès 19h30, une performance de clown par Philippe Lemaire à l’occasion du vernissage de l’exposition de Nicolas Beaud, puis rendez vous dans la salle de concert pour:
- « Tout ira Bien » texte court et âpre de Kétévane Davrichewy qui nous sera livré par l’esthète de la pop française, Alex Beaupain. Des textes élégants qui sont une sorte de chagrin joyeux comme une chanson d’amour réussie.
- « Because we don’t know this place » de Julien Tatham, dialogue live entre différents arts: la musique, la vidéo, la danse, l’art contemporain et le jeu d’acteur. Ces disciplines y coéxistent entre elles pour nous raconter une fable où l’histoire n’est pas figée. L’improvisation est ouverte, justement Because we don’t know this place…

On part en voyage à Mains d’Oeuvres avec la seconde Edition des Nuits sans frontières avec notamment Wunmi, la reine de l’Afro électro qui offre une musique puissante, nourrie de ses nombreuses collaborations.Les musiques festives sont mises ce soir à l’honneur pour un tour du monde qui nous emmènera en l’Europe de l’Est avec le nouveau projet d’Emigrante et de l’incroyable chanteuse Erika Serre mais aussi Klezmer Lokomotiv’, révélation Mondomix en 2008. Une traversée jusqu’en Océanie grâce à la présence de Mark Atkins, virtuose du didjeridoo, habitué à toute sorte d’expérimentation musicale. Mais aussi The Afrorockerz (Afrobeat-Electrique),Gallina la Lupa (OrKestre PsycHomusETte) ;Untchak Attak (Klezmer aux Olives Grecques) ; Guappecarto(Musique Italienne Décalée); Afro Latin Vintage Orchestra (Samba-Funk); Tarif de Groupe (Orchestre FanfaroFestif); Les Rillettes de Belleville (Acousmatique de Bande)

Figure de proue d’une nouvelle musique afro péruvienne, Novalima s’inspire de la tradition popularisée par Suzanna Branca pour transcender ce patrimoine à la faveur d’une fusion d’un large éventail de styles allant du dub à la salsa en s’appuyant sur les potentialités offertes par les techniques actuelles. Envoûtant et entraînant, le son de Novalima qui nous invite ce soir au voyage au Café de la Danse prouve que le Pérou récèle de trésors cachés.

Attention, c’est un collectif dangereux mais désorganisé qui prend d’assault les Instants chavirés: Rope Cosmetology, combo sans frontière, effectue une musique imporiovisée aggressive à base de chants superposés, pour une attaque à double tambour, basse, sax et relief contrapuntique. Les instruments sont souvent lourdement traités, parfois un peu moins, mais en tout cas, quelques passages hystériques et violents sont à prévoir….

Sans doute parce qu’elle est organisée par le collectif Animal_Chic qui impose un esprit de la fête telle qu’on l’aime à la fois délurée et conviviale, hyper bon esprit avec cette dose de décalage qui nous enflamme, la Soirée Bête et méchante à la Bellevilloise fait figure de must! Alors on y boit des coups et on danse, on s’amuse vraiment le tout bien sûr dans l’esprit bête et méchant : un mélange de vidéos kitsch, de jingles absurdes, de cabaret électro et de fête débridée.les djs résidents (I-Mo, Parker et Punkie B.) enfileront leurs habits de lumière et affûteront leur mix electro-rock-pouf-kitsch, accompagnés par la crème des invités bêtes et méchants:
- Pollux from rio pour un live électro pop Kaléidoscopique
- les Pussy Cat Chic Dolls, les showgirls officielles d’animal_chic. Pour la petite histoire, ces quatre personnalités très distinctes se rencontrent à l’occasion du 10ème Congrès de Danse de salon Sexy organisé par la DRAC de Franche Comté. Unies par une passion commune pour l’oeuvre des Pussy cat dolls, elles forment un groupe de danse, s’entraînent dur et font la tournée des gymnases et des boîtes de nuits du Jura.
Encouragées par leurs résultats, elles tentent de s’exiler aux Etats Unis pour travailler à Las Vegas mais la « green card » leur est refusée suite à une sombre affaire de drogue. C’est alors qu’elles sont repérées au tremplin interdisciplinaire de Battenans-les-Mines par l’équipe de dénicheurs de talents d’animal_chic.

Après le succès des soirées Rock & Cinéma (Russ Meyer Party, Tarantino Party, Coen Party…), l’équipe de Sinny & Ooko nous invite pour un nouveau RDV mensuel à Glaz’Art : Motorpsycho, une soirée mélangeant Live garage, Dj set soul / rock / 60’s, dress code, déco, projection vidéo, show burlesque de pin up, stand librairie & vidéo. Thématique de ce soir : sexploitation! En Dj set, Mamass pour un mix Sex, drugs, rock’n’roll and ultra vixen mais aussi le crew de la mécanique Ondulatoire avec Fredovitch & Topper Harley, le Cavalier du disque à la classe internationale en toutes circonstances, toutes… ! Pour un live électrique dans un esprit décadent et énergique, Tu seras terriblement gentille, un trio de filles qui livre un set garage / surf / soul corrosif. Show Burlesque avec la pin up Cerise DIva Champomy, fondatrice de la troupe “Bump N’ Grind Honeys”, qui officie comme perfomeuse depuis quelques années. Miss Mely Mallow l’accompagnera pour nous présenter leur univers : glamour, comédie légère & strip tease ! Egalement, des projections, année 50/60, films érotiques italiens et petit budget…
Pour la sortie de leur sixième album « Trancelucid », Hilight Tribe
a décidé de fêter l’évènement au Cabaret Sauvage, en s’associant au plus célèbre collectif international de tribal trance : Juno Reactor.
C’est en jouant de la techno à base de djembe, congas, didgeridoo et sans l’aide d’aucune machine que Hilight Tribe a su créer une musique d’un nouveau genre, la « Natural Trance », un véritable son du futur qui leur a permis depuis ces 10 dernières années de se faire une place sur la scène française et internationale. Que ce soit sur scène ou sur leur nouvel album, la Tribe captive par des sonorités ethniques venues de contrées lointaines, qui inspirent voyage, évasion, le tout dans un réel esprit de communion électrique.

Samedi 4 avril La Maison des métallos donne carte blanche à l’Articho, une association du 11ème dédiée aux images, regroupant des artistes de street art, de graphisme, de dessin contemporain et d’illustration pour la jeunesse. Du coup, on y passe une après midi qui promet d’être bucolique dans une salle claire transformée en coin de campagne grâce aux surprises graphiques et musicales tout droit sorties de l’imaginaire délirant de l’Articho. Printannier et rafraîchissant!

Dans le cadre du festival les Plans d’Avril, petite promenade en forme de jeu de piste à travers les rues du 10ème arrondissement. Amateurs d’énigmes, de devinettes et surtout curieux se donnent rendez vous ) 14h sur le parvis du Point ephémère.
Plans d’Avril toujours, du côté de la salle de concert du Point Ephémère pour deux lives prompts à séduire les plus réticents à la « chanson française » conventionnelle:
- Imbert- Imbert, qui a le chic de piocher dans tous les univers pour construire le sien propre. Sur scène, il s’accompagne de sa contrebasse, à la fois double et amante, et affiche un esprit résolument punk pour livrer des textes urgents qui cognent là où ça fait mal, sans s’épancher pour autant.
- Joseph D’Anvers, qui fait figure d’ovni dans le panorama de la chanson française. Son écriture aborde des thèmes graves avec une lucidité froide, une finesse de bon aloi. Il parle d’amour (beaucoup), de l’addiction, (se) questionne sur le futur et sur le genre humain avec une plume directement trempée dans son âme et qui nous touche droit au coeur.

Le rock libre, intéressant comme on l’aime sur une plateau ce soir à Glaz’art avec trois concerts qui nous mettent l’eau à la bouche:
- Earth, qui après presque 20 ans d’existence peut prétendre au statut de groupe culte et précurseur. Si le nom du groupe vient d’une chanson de Black Sabbath ce n’est pas par hasard. Ils développent depuis 1990 une musique lente et lourde, qui a peu à peu inspiré toutes les fomations se réclamant des termes « drones » ou « doom ». Sur ces travaux les plus récents, le groupe a su enrichir ses compositions de nouvelles influences (country ou musiques indiennes) tout en gardant un côté épique et rituel indissociable du son de cette formation indispensable.
- We insist! qui se plaît à brouiller les pistes du «rock» classique en mélangeant subtilement jazz, hardcore et métal expérimental pour livrer un néo-rock disjoncté qui sort franchement des sentiers battus.
- et Fiend, composé de membres d’origines diverses, le groupe possède une richesse musicale assez imposante: ex-Kickback, ex-Treponem Pal, ex-Ministry… et sert des brulôts imparables entre psyché, heavy d’obédience 70′s remis au goût du jour, massif et captivant, vigueur stoner et variations de rythmes judicieuses dues à ce brassage stylistique étourdissant.

Comment s’en sortir en tant qu’artiste en apposant le terme « le magnifique » à son nom scénique? Robert a choisi ce décalage, ce refus de se prendre au sérieux, et accepte la mégalomanie et l’importance du surdimensionnement de l’égo pour composer et monter sur scène. Oeuvrant à la fois pour l’electro, la pop, le trip hop, le hip hop, la drum and bass, Robert de fout des styles et des modes. C’est certainement cette confrontation entre sa nonchalance et son perfectionnisme maladif dans la recherche de la sonorité évidente qui rend le travail de cet artiste si particulier. Direction le Divan du Monde pour faire la connaissance cet artiste singulier.

Collectif composé de trois slameurs et d’un musicien. Le Spoke Orkestra manie la poésie-combat : mots qui claquent et mots pour maux… A capella ou en musique, à mi-chemin entre rap transgénique et électro-rock déviant, les slammers scandent une prose sans concession qu’on écoute ce soir aux Trois Baudets.

Aujourd’hui et demain, Barbara Carlotti pose son transat au Café de la Danse et invite pour une création originale intitulée « Sous le sable chaud », Philippe Katerine, Bertrand Belin, Armelle Pioline, Fugu, The New Govrnement, M. Untel, avec Albin de la Simone, JP Nataf, Mark Mulholland, Arnaud Catherine et Florent Marchet. On ne sait pas exactement ce qu’elle nous réserve, mais très certainement d’excellentes surprises, duos inédits notamment, sous le soleil, exactement.


Une soirée de festivités klezmero-balkanico-éclectico-électrique à la Java avec Slivovitsa Orkestar, trio au répertoire débordant d’humour balkanique, est composé de Bane Zdravkovic à la guitare et au chant, de Rale Cepelnik à la contrebasse (tous deux longtemps acolytes de Loulou Djine) et de l’accordéoniste Dario Ivkovic, électron libre, fondateur de Slonovski Bal et collaborateur régulier des Yeux Noirs et DJ Tagada qui n’a pas son pareil pour nous faire taper des mains, des pieds, hurler, boire et chanter ceux qui, comme lui, militent pour une révolution du dance floor avec montagnes russes, gypsy punk, électro tzigane, hip hop klezmer et balkan ragga !

Soirée Goldrush spéciale Talking Heads à la Flèche d’Or, avec pour les lives:
- Brilliants, preuves qu’en Italie, on trouve aussi des groupes énervés. Enfants de Gang Of Four ou cousins des français Fortune, descendants de Talking Heads ou frères ennemis de Justice, la lignée n’est pas évidente avec eux. Ce qu’on sait, c’est que leurs morceaux sont terribles et leur énergie dévastatrice. C’est leur premier passage en France, soyons curieux!
- Charles de Goal, l’un des groupes les plus mythiques de l’hexagone, auteurs d’un sensationnel premier album, ‘Algorythmes’ en 1982, et qui se paie le luxe de réapparaître au compte-gouttes sur les scènes de France depuis leur reformation à l’aube de l’an 2000.A chaque apparition, le même constat: leur rock’n'roll synthétique, entre coldwave et DIY postpunk, ne fait que s’améliorer avec le temps.
Et bien, sûr, la Goldrush ne serait pas Goldrush sans un DJ set de Guido, qui collectionne TOUT ce qui touche de près ou de loin au Talking Heads depuis une quinzaine d’années. Il nous plonge ce soir dans un voyage rythmé parmi les classiques, les raretés, les projets solos et les collaborations.De minuit à six heures, on passe donc la soirée avec David Byrne, Tom Tom Club, Jerry Harrison, Dinosaur, the Staple Singers, X-Press 2, the BPA, Thievery Corporation, Biz Markie, The B-52′s… et tous ceux qui ont fait la grande histoire de Talking Heads

Dimanche 5 avril Plans d’Avril suite, avec notamment un concert au Point Ephémère, de Carmen Maria Vega, misogyne, contestataire, et assaillie de soucis insurmontables. Une voix pleine de gouaille, une personnalité aux multiples facettes accompagnée par un duo acoustique tout en cordes. Carmen Maria Vega nous dévoile avec humour, réalisme et dérision les travers de la vie. Ses prestations scéniques sont toujours piquantes, décoiffantes et jubilatoires… A bon entendeur…

Des valses farouches, des danses cubaines surchauffées, des chansons italiennes, des slows à pleurer : c’est ça le Bal des Martine, ce soir, comme chaque premier dimanche du mois à l’Alimentation générale. Mais c’est aussi la pêche sans le noyau, la folie avec les grandeurs, le vertige sans le parachute, Spider Man avec Marie-Jeanne, le royal musette avec le chaud latino !

The Notwist appartient, sans conteste, au gratin de la scène musicale allemande. Leur première apparition sur les planches de l’AB remonte à six ans. C’était à l’époque de la sortie du désormais classique ‘Neon Golden’. Si la suite incarnée par ‘The Devil, You + Me’ s’est longtemps fait attendre, c’est parce que les membres de Notwist sont d’incorrigibles touche-à-tout. Avec ‘The Devil, You + Me’, ceux qui pensaient que The Notwist aurait entre-temps perdu de sa superbe vont en prendre pour leur grade ce soir au Trabendo et se délecter d’un son subtil, alliage singulier d’ambiant, de rock et de punk. Planant et incomparable.

Vous voulez du rock juvénile? Direction la Scène Bastille pour 3 lives (autant ne pas faire les choses à moitié):
- The Cognacq Jays, un groupe exclusivement féminin, imprégné du rock des années soixante-dix, pour un des sons « rock garage » d’aujourd’hui. Il semble que a qualité et l’énergie des musiciennes font du groupe un incontournable de la scène parisienne.
- Mister Soap and The Smiling Tomatoes,combo à l’univers psychédélique, qui revisite les années soixante californiennes et anglaises. Leur style innovant des plus fantaisistes, fait de leur musique une découverte.
- Chunk! No, captain Chunk !, formés avec pour ambition de distiller un Hardcore mélodique, festif et enlevé.

Avec la disparition de Freddie Hubbard, le jazz vient de perdre l’un de ses héros. L’un des grands stylistes qui auront à tout jamais marqué l’histoire de la trompette. Révélé par le label Blue Note auprès de Dexter Gordon, John Coltrane, Ornette Coleman, Art Blackey, etc …Freddie Hubbard a d’abord et surtout marqué l’histoire du Jazz en tant que leader, par ses improvisations fulgurantes, son jeu énergique et hyperexpressif. Jusqu’à véritablement révolutionner la trompette à partir des années 60. Ce soir au Sunside, Alex Tassel prouve que le fougueux Freddie Hubbard n’a pas fini d’influencer les générations de trompettistes actuelles et futures.

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