VODKACOCA | Sélections particulières et parisiennes | Agenda pour la nuit, vernissages, soirées, concerts et club à Paris Sélections particulières et parisiennes

Jean-Philippe Albe Mit viel Oktan, und frei von Blei.

Elise BB en tournage IFM, je suis un peu Isabelle Huppert.

Julie Lulie part a Caen. Quand ? Maintenant !

Denis Fabre 35 et l Orezza coule à flot http://twitpic.com/99ium.

Stéphanie Brüno Vidal Morning after parties are getting harder. When I was young I could wake up and have a fight...

Mounia Wissinger Bahia calling.

Nicolas Jorio l'avenir a parfois du mal à venir...

Anne-Claire Gallet aujourd'hui pool et demain poules.

Daniele Tedeschi easy..

Fredéric Elalouf is IN the plane for Corsica Calvi listening to the fantastic 'goodbye stranger' by Supertramp. Lovin it!

Violette Angé Mean streets à l'International ce soir à 20h30!

Victoire Boizard Terrasse's ... L'avenir à chaque instant presse le présent d'être un souvenir ... =>http://www.deezer.com/track/3121175.

Yasmina Abdelilah another brick.

Compute

Dimanche 20 avril, 2008 • Par Adeline Grais-Cernea • Catégorie: Once upon a fuck

Sale dalle de sexes purs, computent le cœur léger. Cette folie de sortir de chez soi pour aller à la rencontre d’une connerie. Il s’est passé quelque chose aujourd’hui. Et je reconnais avoir tout déclenché. Je reconnais avoir été jalouse, avoir voulu me venger. Je reconnais avoir su que ça ne vengerait rien. Je reconnais en avoir eu besoin. Je reconnais que je n’aurais pas dû en avoir besoin. Et puis je reconnais qu’il y a eu du plaisir. Mais très peu. Et du désir. Mais pour toi. Il me tenait fort. Il me respire comme tu respires l’intérieur d’un livre, à la recherche de l’odeur qui va t’émouvoir. Il embrasse sur moi les coins de tout mais ne visite jamais ces endroits que toi seul palpes avec la tendresse d’un bon boucher pour sa viande. Et je ne pense qu’à toi, à cette sale dalle de sexes purs qui computent le cœur léger. Je pense à toutes les filles que tu désires autant qu’entière tu m’as déjà. Je pense à cette fille que visiblement tu aimes bien plus que moi. Je pense aux lettres que tu signes, que tu lui envoies. Je pense à ces contentions, ponctuation, le ton mobilisé, au nombre de clics convulsés sur la touche correction automatique de ton clavier, et corrige et corrige, le danger en faux p, l’amour en tendre v, quand tu sais que la moindre erreur peut-être finalement rédhibitoire, quand tu hésites avant d’ajouter les mots que tu inventes en supposant qu’ils peuvent te trahir à tout moment, tu te trompes, tu te trompes, et le temps en faux o, et la colère qui ne trouve jamais la bonne lettre. Et alors qu’il s’introduisait en moi -essaye de bien l’imaginer- en me regardant si délicieusement, en me supposant bien adorable, en adorant si simplement et le grain et le creux, et le grain et le creux, de mes flancs, de mes cuisses, les mains de quelqu’un d’au! tre clignotaient dans ma tête. Les yeux de quelqu’un d’autre clignotaient dans ma tête. La peau de quelqu’un d’autre clignotait dans ma tête. Assez pour me donner chaud et me faire exploser les seins. Assez pour me donner envie de respirer et d’éprouver un peu mieux cette partie de moi qui ne veut pas mourir. Et bestifie la sueur, se libère de la prétention de l’effort, et se lape de la pudeur d’aimer ça. Il me respire comme tu respires l’intérieur d’un livre, à la recherche de cette odeur qui va t’émouvoir. Et pourtant il faut que ça se passe. Je me fous de la manière. Je n’imagine que la façon dont tu me regarderas quand je te dirai ce que j’ai fait. Je n’imagine que la douleur derrière tes yeux qui viendra peler ton cerveau quand tu verras ces marques sur mon corps qui ne sont pas à toi. Quand tu entendras raisonner dans mes cheveux une poigne moite qui hurle aimer ma chatte, en dur murmure, elle n’aura pas ta voix. Je m’en serais passé. Et je m’en veux déjà. Je me sens inutile comme du pâté sec dans la gamelle d’un chat. Les mots de l’amour ne lui appartiennent pas et demain pourtant j’aurai les lèvres gonflées. Forte bien la peine que je retiens, je jouis rauque et pour deux. Mais c’est la peine que j’évacue. Et franchement ça ne va pas mieux.

Partagez ces infos

  • Facebook
  • Digg
  • del.icio.us
  • Scoopeo
  • blogmarks
  • e-mail
  • Google Bookmarks
  • MySpace
  • Print this article!
  • Wikio FR
  • TwitThis
  • Netvibes

Adeline Grais-Cernea est au lit dans le texte. BORDEL n°9 (en librairie),Standard Magazine, AMUSEMENT, T.I.N.A ed. è®e. Marion Paris Grosse Pute, "Le Bon Sens de la défaite";"TELECTOR 07"; "Once upon a room": "Entretiens avec AGC", "Spasmes de la vie ordinaire"
Tous les posts de Adeline Grais-Cernea

Laissez un commentaire