VODKACOCA | Sélections particulières et parisiennes

On lâche rien

Les Vacances de l’amour

La moquette était sale. Acariens ketchup. Talc de danse. Gadoue d’endurance. Morve de maths.
L’innocence n’y était plus. Les ballons dégonflés d’espoir. Sur le piano, les affaires pour demain.
La jeune vahiné ondulait droit dans la ferme carton. Elle faisait celle qui est perdue. Tout droit débarquée d’un film de cul. Elle attend de se faire troncher. Le petit cri ingénue, ô loup y es-tu ?
Je suis toute seule et ces porcs ne bronchent pas. En effet. Les porcs ne bronchaient pas. Mais les poules non plus.
Sous la véranda cassée : une vielle femme. Elle regarde vers le piano. Il est tout habillé de noir, comme elle. Ca la réconforte la vieille. De savoir que la musique est en deuil. Elle espère sans doute qu’il sonne faux, accords de fond, et ça ne fait rien.
La vahiné avance sans plier les jambes. Elle va moins vite ainsi, et peut prendre le temps qu’il lui arrive quelque chose. Le temps du suspens. On sait très bien ce qui va se passer et c’est bien ça qui nous existe. On ne demande pas à être surpris quand on fantasme. On fait de la patience un noble vice. Et les présages sont séduisants.
L’homme arrive. Il est déjà torse nu. Pec plastique aux yeux bleus. Mollet parfait et reins modelés.
Il sait ce qu’il veut.
La jeune en maillot le regarde rappliquer. Elle joue à ne pas savoir.
L’homme s’approche, et la vieille ne regarde toujours pas.
Il place sa main sur l’épaule nacrée et frêle de la petite :
« J’vais t’défoncer comme jamais personne t’as défoncée. Tu vas prendre de la bite de partout sale petite pute. Ferme ta gueule et écarte les jambes que je te fourre cette grosse queue dans la nouille. »
Il la gifle le bras tendu. Elle tombe par terre. Il lui arrache son pagne avec des doigts d’enfant et dévoile ainsi sa poitrine toute lisse. Elle se laisse faire mais n’écarte pas les gambettes. Alors il la retourne tout cul dehors et se colle derrière elle. « Prends ça, je sais que t’aimes ça. »
Elle ne dit rien. Mais semble y prendre du plaisir.
Les petits doigts reviennent et baisse le short de l’homme.
Fesses magnifique. Mais pas de sexe. Angélique, mais pas moins que les mains qui l’ont défroqué.

Je n’ai jamais eu de Barbie.
Quand mes parents partaient en voyage, ils me ramenaient toujours une petite poupée exotique, en costume local, genre tahitienne sauvage, vieille bigourdane faite à la main, veuve sicilienne en bois…
Ils ne sont jamais partis en Californie.
À un Noel, j’ai quand même eu un Ken.
Un Ken un peu nazi, qui savait mener la vie dure aux filles du pays.

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1 Comment

  1. Il y avait aussi « Action Joe » et » Big Jim ». Ce dernier à été exécuté en 1986.
    Pour Action Joe, le violeur de « Peggy a black girl » et de  » Daïna an Indian maiden », les choses ont été moins dramatiques, Il est entré dans la garde républicaine, au service du président de la République !

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