oui mais non
Mardi 27 mai, 2008 • Par fanta • Catégorie: Starlettestarlette dans les bacs
tout donner
les jours
les nuits
voir le soleil se lever
chaque matin
n’avoir qu’une seule pensée
le regard tourné vers le même horizon
croire en rien
nul espoir
l’ennui mortel
qui me laisse respirer
ô lassitude
elles tapent du pied
en cœur
ensemble
les mains jointes
deux franges
un chignon
une casquette
elles se parlent du passé
des jours sans fin
des nuits trop courtes
aujourd’hui je pleure les yeux fermés
comme si je ne me réveillais jamais
dos au soleil
je n’entends que les oiseaux
le vent dans les voiles
un insecte tourne sur ma cheville
dos à la plaine
je descends l’escalier de mon enfance
je me revois les genoux blessés
courir à la fontaine
plonger le visage dans l’eau glacé
la peau sèche en une seconde
le chien aboie
jamais content mais toujours prêt
parfois je me dis que je peux vivre sans
qu’une autre île m’attend quelque part
que je pourrai trouver ce je ailleurs
bref
lire des histoires de bourreau
envoyer trois mails à des inconnus
changer ses statuts
embrasser une fille
des choses que chacun peut faire
à ma place
il n’y a personne
même pas la fille du fermier
on est déjà le mois prochain
coupe toi un bras
la douleur ne veut pas partir
pour de bon
je te sens par à coups
cette main sur ma colonne vertébrale
ce regard triste
je dis non
je ne peux pas
il dit
tu ne veux pas
il n’a pas tort
moi non plus
je regarde la bagarre arriver
la colère monter
les mots fuser
la musique recouvre tout
et tu remontes à la surface
le moteur de la coupée s’éloigne
seule au village
39 degrés
100 kilomètres heure
le sirocco
la lune bleue
la terre à mes pieds
je ne suis plus à zabriskie
il me renomme
comme une danseuse du crazy
fanta fanta
toujours répéter deux fois
lassée du voir et être vue
danser ou faire semblant
jamais vraiment saoule
je suis l’oiseau sur le laurier
la petite fille en imprimé
une star anonyme
danseuse sur polaroid
il est minuit
je viens de me lever
baby bye
on se donne des noms d’oiseaux
pour le plaisir de voir les yeux cligner
il ne fait jamais assez chaud
c’est toi qui me l’a dit un jour de pluie
louis g. me demande quel âge j’ai
l’âge que tu veux
roule moi une pelle
c’est comme si c’était fait
entre le majestic et le carlton
j’ai une montée
puis une descente
je baisse les yeux
je vois l’avenir
le reflet de cette nuit
cannes s’achève au bar
ta main posée
la mienne qui se retire
tu dis tu voudras
inch allah
j’aime quand tu parles avec moi
la fumée de ta cigarette rentre dans ma bouche
c’est notre jeu
c’est moi que j’aime à travers vous
tu chantes
tout en démesure
les piscines
le volume
le moteur
cette perle que j’ai trouvé
une page tournée
les lettres du journal collent à mes doigts
il fait 40 degrés
tout se dilue
ton visage
son souvenir
entre deux eaux
claire fraîche
tu te reflètes
je reprends les choses là où elles ont été laissées








